The Old Compass Cafe

Voilà probablement l’endroit qui cumule tout ce que j’aime. A la fois un joli café, dans un vieil immeuble où vit encore une grande famille vietnamienne, qui se transforme en bar à vins le soir. Tout en proposant régulièrement des conférences et des concerts. What else?

 

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Comme tout ce qui se mérite ici, il faut s’aventurer dans une « hem », une allée très étroite où ne passe qu’une seule moto à la fois. En bas de l’immeuble, se trouve un petit restaurant de rue avec deux ou trois tables. Et un tout petit parking à motos. Prenez l’escalier sur votre droite, montez jusqu’au 3e étage. Vous croiserez sûrement un des habitants de l’immeuble qui vous sourira immanquablement. Il sera peut-être en train de déjeuner dans le couloir, à peine dissimulé par un vieux paravent. Si vous aimez le Vietnam simplement, ici, rien n’a changé depuis des années.

 

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Le Old Compass Cafe est un lieu où l’on vous invite à laisser de côté votre téléphone portable. Prendre le temps de discuter, boire un verre, passer du bon temps entre amis, déjeuner ou dîner (le menu propose de la cuisine vietnamienne et quelques en-cas occidentaux): la cuisine est sur le même palier, juste en face de la porte d’entrée.

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Un petit mot sur un table.

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Le Old Compass Cafe a été fondé par Mark Bowyer et Dang Thuy Duong. Mark est australien, il est très connu ici à Saigon pour son blog de voyage (et bien plus encore) le rustycompass.com en anglais.

Mark invite à découvrir le Vietnam d’abord, mais aussi le Cambodge et le Laos à travers l’histoire, la culture et tous les lieux sympathiques qu’il repère au long cours. C’est une mine d’informations! Et Mark est aussi, à ses heures perdues, un excellent musicien. Il jouait notamment avec l’actuelle propriétaire du Yoko cafe (qui figure lui-aussi dans mon top 5 in Saigon) dans les années 2000 au feu Vasco. Ils ont joué il y a peu au Old Compass Cafe, je suis fan…

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Duong est Vietnamienne et c’est une personne que j’apprécie beaucoup. J’ai eu l’occasion de l’interroger longuement puisqu’elle est l’un des portraits qui figurera dans le prochain Guide de Saigon que je suis actuellement en train d’écrire et qui sera publié en 2018 aux éditions Hikari.

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Duong explique que cet endroit était, au début, le lieu de rencontres des lecteurs du Rustycompass et qu’il est devenu, depuis, un lieu éclectique où la culture a toute sa place.   Architecture, design, art, photographie… Les conférences données ici sont vraiment intéressantes avec des intervenants passionnants comme Larry Berman, l’auteur de The perfect Spy ou le journaliste britannique Bill Hayton, qui a écrit Rising Dragon ou encore Denise Chong, l’auteure de La fille sur la photo (qui retrace l’histoire de Kim Phuc, brûlée au napalm et dont la photo a fait le tour du monde). Vous pourrez aussi consulter des livres en anglais (et un seul en français/anglais, President Hotel…), sur ces thèmes chers aux propriétaires.

 A Saigon, des cafés ouvrent tous les jours. La compétition est rude! Au Old Compass, nous voulons encourager les gens à se parler, lire, se poser. Notre clientèle est essentiellement australienne, américaine et britannique et compte aussi des Vietnamiens anglophones. Ils sont journalistes, diplomates, artistes, architectes mais aussi touristes ou voyageurs curieux. J’aime le brassage que permet le Old Compass.

Le Old Compass Café est définitivement l’un de mes endroits préférés à Saigon.

The Old Compass cafe, 63 Pasteur, 3e étage, district 1. A côté du Liberty Central Hotel sur Pasteur.

 

 

 

 

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Saigon Retro

C’est mon petit dernier. J’avoue ne pas avoir pris beaucoup de temps pour sortir et découvrir ces dernières semaines. Mais j’ai tellement apprécié cet endroit que j’y ai emmené ma petite famille un week-end. Saigon Retro n’est pas dans le quartier touristique mais si vous devez vous rendre au marché de Tan Dinh, n’hésitez pas à vous poser dans ce petit café calme, tout près.

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La première fois que j’y suis allée, j’ai trouvé sur la grande table un curieux petit livre rouge. Sur l’idée du Petit Livre Rouge de Mao mais en prenant son contre-pied. A l’intérieur, des « vouchers » pour différents magasins. Dans un pays communiste comme le Vietnam où l’économie de marché fait bon ménage avec l’idéologie socialiste, rien d’anormal. Mais le clin d’oeil est plutôt drôle.

En semaine, peu de monde dans la journée. Mais les jeunes Vietnamiens du quartier s’y donnent rendez-vous le soir et le week-end. Lorsque nous y sommes retournés en famille un dimanche, il y avait des couples et des amis, devant un café sua dà ou un thé glacé à la pêche. Et la plupart d’entre eux lisaient un livre. Ce que je veux dire par là, c’est que désormais, le téléphone portable est l’outil indispensable de celui ou celle qui passe une petite heure au café. Ici, non, pas forcément. Et l’un d’entre eux lisait Jack London, merveilleux auteur.

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C’est un lieu où la culture a son importance. D’ailleurs, la musique est aussi excellente.

Lors de mon premier passage, la jeune femme diffusait un album de la jeune chanteuse vietnamienne Le Cat Trong Ly que j’aime beaucoup moi-même.

Il semble aussi qu’il y ait parfois des concerts ici mais mieux vaut jeter un coup d’oeil sur leur compte Facebook.

 

Bien sûr, mes enfants n’ont pas manqué de prendre un smoothie aux fruits rouges. On peut aussi déjeuner d’un banh mi ou d’un banh op la (avec un oeuf sur le plat) mais on vient surtout ici prendre un verre. Ce n’est pas un restaurant.

Saigon Retro, 55 Tran Quoc Toan, phuong 8, district 3. Premier étage. Prenez la ruelle, c’est sur votre gauche, un escalier et vous êtes arrivés.

Les Cafe RuNam

Le premier Cafe RuNam est apparu voilà environ deux ans sur la rue Mac Thi Buoi. Assez petit, chic, avec une jolie terrasse et en plein coeur du centre-ville. Et puis, comme cela se passe de plus en plus souvent à Saigon quand un concept marche, il en est apparu d’autres, petit à petit. Faisant du RuNam une chaîne de cafés.

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D’ordinaire, les chaînes ne sont pas vraiment ma tasse de thé…  Mais dernièrement, ils viennent d’ouvrir un cafe RuNam près du marché de Ben Thanh et celui-ci est particulièrement bien réussi. Il est bien agréable de déguster un bon café dans ce très bel endroit.

« Ru » signifie « berceuse » en vietnamien et « Nam » se réfère à Viet NAM.

Les cafés sont la propriété de Nguyen Quoc Khanh, qui est déjà à la tête d’une grande compagnie de design intérieur, très présente à Saigon. L’idée est de faire de cet endroit un lieu de dégustation du café sous toutes ses formes. RuNam est une marque de café également, dont les variétés diffèrent selon le pourcentage d’arabica ou de robusta qu’elles contiennent. Et les grains sont torréfiés dans un laboratoire en banlieue de Saigon où officie un maître torréfacteur italien.

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Vous pourrez y déguster les traditionnels cafés vietnamiens, caphe den dà, caphe sua dà (café noir glacé ou café au lait concentré sucré glacé), cappuccino et autres américano, mais aussi un café gourmand et leurs spécialités comme le Monsieur Runam avec du Bailey’s ou le Marocchino avec du chocolat ou encore le caphe sua dua (café froid au lait de coco) et bien sûr le café au matcha (le matcha est très apprécié des Vietnamiens et il a dépassé depuis longtemps les frontières du Japon). Sans oublier la longue longue liste de thés: du lotus à la rose en passant par le jasmin, le thé vert ou le thé à l’artichaut. Et pour accompagner tout cela, un choix de pâtisseries et d’entremets plutôt bien réussies.

Vous y trouverez aussi des coffrets sympas, très beaux, très chics, avec cafés, thés, chocolat (tiens donc, du Marou!) et même des petits notebook. C’est plus cher qu’ailleurs, vous paierez le contenu et le très beau design des coffrets. Mais cela vous fera certainement de très beaux cadeaux.

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Cafe RuNam, 96 Mac Thi Buoi, district 1;  Ru Nam Bistro, 40-42 Phan Boi Chau, district 1; Cafe RuNam, 102 Pasteur, district 3.

Le Thao Dien Coffee

Le Thao Dien Coffee est un petit café-restaurant plein de charme dans le quartier de Thao Dien, district 2. Tout y est soigné: de la décoration intérieure ou extérieure à la vaisselle japonaise en passant par la qualité de la nourriture. 

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Le Thao Dien Coffee est tenu par une Japonaise et les goûts s’en ressentent. Dans la décoration d’abord, tout en sobriété avec quelques touches de couleur au milieu de tons neutres.

Et un espace extérieur parfaitement conçu où il est bon de s’installer en fin de journée pour prendre un verre, quand la chaleur se fait moins sentir. Dans une atmosphère tropicale qui allie l’abondance des plantes et l’élément eau, vous pourrez vous poser entre amis à l’arrière du restaurant, pour un vrai moment de calme.

La cuisine est un mélange de saveurs qui allie à la fois des influences japonaises et occidentales et propose beaucoup de plats végétariens. Si vous optez pour une entrée, vous aurez le choix entre la soupe carottes-tomates, le thon mariné assaisonné d’une vinaigrette au wasabi, de délicieux rouleaux japonais frits accompagnés d’une sauce à la citronnelle ou encore la salade de pamplemousse aux noix de cajou. Ensuite, vous opterez pour un choix de sandwich/tartines (je vous recommande les tartines chaudes au potiron et crème de lentille à la noix de coco) ou pour un plat principal comme le risotto de fruits de mer, les Teriyaki d’aubergines aux feuilles vertes de shiso ou le curry népalais et son riz au curcuma. Tout cela pour des prix très raisonnables, de 3 euros à 5-6 euros.

A moins que vous ne préfériez juste prendre une bière ou un verre de vin sur la terrasse…

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PI bistro for vegan

Je vous voir venir… Encore un restaurant végétarien? C’est qu’il en existe beaucoup à Hô Chi Minh Ville. Et qu’en plus, personnellement, je mange de moins en moins de viande. Par goût et aussi sans doute parce que j’ai trop lu la presse vietnamienne et les scandales alimentaires qui y sont régulièrement relatés! Mes amis saigonais me diront que les légumes ne sont pas à l’abri de ces désagréments. Mais des légumes, ça se lave.

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Le PI Bistro vegetarian est vraiment bon et m’a fait découvrir des plats et des ingrédients comme le tempeh (un aliment fermenté à partir de graines de soja) que je ne connaissais pas et qui est, semble-t-il, assez répandu en Asie du Sud-est. Je l’ai goûté en salade avec des légumes servis en fines lamelles et une sauce dont je ne saurais vous donner la composition mais c’était délicieux.

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La salle est tout en longueur et peut accueillir beaucoup de clients, avec, en prime, une terrasse qui doit être bien agréable le soir. La décoration est assez sobre avec bancs et chaises en bois sombre vintage, un esprit tropical sympathique et quelques textiles de l’ethnie hmong suspendus aux murs. Le lieu est situé non loin du Musée des souvenirs de guerre. Et donc tout près d’un autre restaurant végétarien, très réputé celui-ci, le … hum restaurant. Je n’en ai pas parlé dans ce blog parce qu’il est très connu mais c’est un endroit incontournable avec deux adresses superbes.

 

Vous trouverez donc un large choix de plats végétariens, allant du curry au potiron en passant par les différents rouleaux de printemps, le riz frit à l’ananas, les aubergines grillées en salade, des plats de tofu sauté ou frit, dont le délicieux tofu à la citronnelle… Inutile de vous préciser qu’il existe aussi un large choix de boissons healthy dont toutes les vertus sont énumérées sur la carte. Au cas où…

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Dans la même rue, sur Vo Van Tan, vous trouverez le petit frère du PI Bistro, le Prem Bistro and cafe, plus petit mais non moins sympathique.

Le traditionnel Ut Lanh cà phê

C’est en lisant le magazine Word que j’ai découvert le Ut Lanh café. Un endroit un peu atypique à Pham Gu Lao. Il m’a d’ailleurs réconciliée avec le quartier des backpackers que je ne fréquentais plus vraiment après avoir travaillé sur l’exploitation sexuelle à Saigon… Il se trouve dans la hem 283, une ruelle où se côtoient petits hôtels bon marché et agences de voyage. Alors que les Starbucks et autres chaînes de cafés à l’américaine s’installent progressivement mais sûrement dans la ville, le Ut Lanh pourrait faire figure d’exception. « Pourrait » car en vérité, des cafés traditionnels vietnamiens, il y en a encore beaucoup ! Mais plus vraiment dans les quartiers fréquentés par les étrangers.

C’est évidemment la décoration vintage qui séduit de suite et le soin apporté à l’agencement de tout ce qui figure dans ce minuscule espace. Trois ou quatre tables en bois, un lit traditionnel qui se transforme en table commune, deux appliques vintage et deux vieux ventilateurs aux pales usées. J’entends d’ici ma fille me dire que je n’aime que les vieilles choses. Moi et mon compagnon lui répondons  « pas les vieilles choses, mais celles qui sont solides et vraiment utiles ».

 

Le jour où je suis allée prendre un caphê sua dà, j’ai rencontré Yen et Thao, les deux co-fondatrices du lieu. Elles n’ont pas voulu que je les filme ni que je les photographie. Un mélange de discrétion et de timidité. Elles avaient une idée très précise de ce qu’elles voulaient faire de cette petite maison vieille de 100 ans, m’a confié Yen, 24 ans. Et elles ont parfaitement réussi.

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« Nous cherchions un endroit depuis un an et nous sommes tombées sur cette maison, qui était plus grande avant la guerre mais qui a été divisée en deux ou trois parties, comme beaucoup d’autres. » 

Quand vous entrez ici, vous avez le sentiment de revenir en arrière et de retrouver l’ancienne Saigon. Nous voulions créé un café traditionnel vietnamien et en faire un home sweet home. A l’étage, il y a un bureau et un ancien lit transformé en table commune. Comme il en existe encore dans les campagnes.

Ici, pas d’espresso ou de cappucino. Et pas de wifi non plus, ce qui semble incroyable à Hô Chi Minh Ville où le moindre petit espace commercial dispose de la wifi. Et sur la carte, il est écrit que la direction vous remettra 5000 VND si vous coupez votre téléphone! « Je comprends qu’on puisse avoir besoin de la wifi pour travailler avec son ordinateur ou envoyer des messages. Mais ce ne sera pas ici, poursuit Yen. Nous voulons que chacun vienne pour se relaxer, faire une pause en écoutant de la musique. On ne fait que passer alors pourvu que ce soit pour se sentir bien. » 

Yen me tend les journaux vietnamiens sur la table devant moi. « Avant, on venait au café pour lire le journal, discuter et se détendre. C’est comme cela que nous concevons le Ut Lanh. » Elle poursuit:

Le Vietnam a une histoire et un passé riches. Nous devons apprendre à conserver ces traditions culturelles qui nous unissent.

Et pour couronner le tout, on peut aussi venir y déjeuner d’un set menu unique qui varie chaque jour, à 55 000 VND, sauf le week-end. Pour vous rafraîchir, vous ne trouverez que des boissons traditionnelles comme le jus de citron au lait que l’on boit plutôt à Hué.

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Le Saigonais boutique-café

Je connais Le Saigonais depuis bien longtemps, je passais en moto dans la rue Ly Tu Trong, en plein centre-ville et en levant les yeux, je voyais cette terrasse et je me disais toujours qu’il fallait que je m’y arrête. D’ailleurs, il me semble qu’auparavant, Le Saigonais était plusieurs… Et s’appelait Les Saigonnais.

J’ai donc fini par m’y arrêter. Sans déception aucune. Au bout d’un petit escalier, il s’affiche sur les murs au premier étage, engageant et pourtant si discret…

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On y vient pour se poser, prendre un café, un thé ou une infusion (a blended herbal tea cafeine free!). C’est vraiment un endroit calme pour discuter ou travailler avant de rejoindre le tumulte de Saigon. La décoration allie les styles vintage et industriel avec le comptoir riveté et les piliers en aluminium, sur fond de bleu indigo.

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L’adresse est aussi la boutique de la créatrice Dieu Anh, très connue au Vietnam. La jeune femme est notamment passée par l’Ecole de la Chambre syndicale de la couture parisienne en France. Le nom de sa boutique-café en découle peut-être? Sa dernière collection était fortement inspirée par l’élément liquide. Très colorée, elle utilise les matières précieuses pour des coupes structurées ou au contraire très fluides. Dieu Anh est une référence pour la femme moderne vietnamienne. On trouve aussi des accessoires et des produits cosmétiques naturels. Allez, c’est sûrement davantage un endroit pour les filles mais les garçons s’y sentiront bien aussi…

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L’Angfarm Buffet

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L’Angfarm est un concept de restaurant qui vient de Dalat, une ville des hauts plateaux du Vietnam, connue pour son climat tempéré et… ses fruits et légumes. L’idée est de proposer un buffet pour 88 000 VND et ça vaut vraiment le coup: soupes, plats chauds de viande, de poissons, de riz, légumes (patates douces et maïs lorsque j’y étais), fruits frais, glaces, fruits secs et biscuits, tout un choix de thés, une machine à café espresso en libre service… Tout cela dans une même endroit et à ce prix-là, c’est  assez rare à Hô Chi Minh Ville. Il faudra sortir des sentiers battus et du traditionnel district 1. L’Angfarm se trouve au 771 Tran Hung Dao, dans le district 5, à mi-distance du marché Ben Thanh et du quartier chinois de Cholon. Les familles sont les bienvenues puisqu’un espace jeux est dédié aux enfants. Autant vous dire que l’endroit était très fréquenté lorsque j’y suis allée, en semaine.

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L’Angfarm fonctionne aussi sur l’idée du concept-store puisqu’il y a un magasin au rez-de-chaussée qui vend des fruits et légumes, mais surtout toutes sortes de thés, des confitures, du miel, des fruits secs… estampillés bio pour certains produits. Au Vietnam, le bio est rare. Et parfois ce qui est indiqué bio ne l’est pas vraiment. Tout au plus est-ce « naturel ». Mais j’ai goûté les confitures de framboises et de mûres et elles sont excellentes. Vous pouvez aussi acheter des coffrets cadeaux, notamment ceux qui proposent un assortiment de thés. Même le packaging est sympa.

 

Le Spice Cà phê

 

Le Spice Cà phê est très bien situé, à l’angle de la rue Tôn Thât Thiep et de la rue Pasteur, en plein centre-ville dans le district 1. Il n’est pas bien grand et les tables sont vite occupées à l’heure du déjeuner. Car l’endroit est joli et on y mange vietnamien pour un prix très raisonnable.

 

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Si je suis pressée, je prends un banh mi au porc grillé. Et si j’ai décidé d’être gourmande, je prends un mango sticky rice (riz collant à la mangue et au lait de coco). Ils sont vraiment bons et copieux. Mais vous pouvez aussi choisir le set lunch qui comprend la soupe du jour, un plat de légumes, votre choix de plat principal (ici, un riz sauté aux fruits de mer) et un thé chaud. Tous les plats sont entre 50 000 VND et 90 000 VND (soit entre 2 euros et moins de 4 euros). Par contre, si vous souhaitez prendre un café, je vous recommande d’éviter l’espresso vraiment très fort. Mieux vaut opter pour le càphê sua dà (café vietnamien froid au lait concentré sucré) ou le càphê dà (le même sans lait).

Juste à côté du Spice Cà phê se trouve la boutique Saigon Kitsch, où vous trouverez des idées cadeaux sympas et pas très cher. Du sac en toile recyclée aux petits carnets d’écriture, en passant par des housses de coussins, de la vaisselle en bambou aux couleurs vives, des pochettes, du linge de maison, des reproductions d’anciennes affiches de propagande vietnamiennes… C’est une boutique qui vaut le détour, très fréquentée par les touristes et les expatriés.

Maison Marou Saigon

Des plantations de cacao à la pâtisserie, il n’y a qu’un pas que les Faiseurs de chocolat Marou ont allègrement franchi. Et c’est avec gourmandise que Vincent Mourou et Samuel Marouta viennent d’ouvrir la Maison Marou, au 167-169 de la rue Calmette à Hô Chi Minh Ville.

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L’idée? Un concept store où vous pourrez déguster des pâtisseries, boire un café ou un chocolat chaud maison ou encore repartir avec l’un des produits de la gamme, dont les nouvelles tablettes proposées exclusivement dans la boutique. Y sont également exposées les machines servant à la fabrication du chocolat, comme le torréfacteur datant de 1937 que le duo avait fait venir par bateau de France pour la confection de leurs premières barres.

Mais si derrière le chocolat il y a le duo que vous connaissez, derrière les pâtisseries de la Maison Marou, il y a une jeune chef pâtissière française de 36 ans de grand talent. Stéphanie Aubriot pourrait s’enorgueillir d’avoir créé des pâtisseries simples tout en étant raffinées, en gardant le goût si particulier du chocolat Marou. Mais ce n’est pas le style de la jeune femme, d’une modestie charmante et d’un calme olympien.

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Stéphanie Aubriot entourée de l’équipe qu’elle a formée ces trois derniers mois. Face à eux, des macarons avant cuisson et des piments qui viennent de passer deux heures au four… avant d’être incorporés au chocolat.

Stéphanie Aubriot est issue d’une famille de pâtissiers de père en fils/fille depuis 4 générations. « Finalement, je n’ai pas choisi mais je suis ravie. J’adore ça. » Quand elle fait ses premiers pas dans l’atelier de son père artisan-pâtissier à Nancy,  elle ne sait pas encore que sa passion la mènera au bout du monde. Elle fait ses classes dans les plus grands restaurants du monde dont le Waterside Inn en Angleterre, sous la direction du grand chef cuisinier Michel Roux. En 2012,elle part pour Danang au Vietnam où elle travaille aussi pour Michel Roux, à la Maison 1888, le grand restaurant de l’Intercontinental. Une des plus prestigieuses adresses dans le monde. Encore une fois. « A Danang, je voulais travailler le chocolat et j’ai cherché du chocolat du Vietnam. Bien sûr, je suis tombée sur Marou. Je les ai contactés, ils m’ont invitée à visiter leur atelier à Tu Duc et je suis allée voir la plantation de Ba Ria. Ils m’ont convaincue: c’était le chocolat que je cherchais. »

Quand Vincent et Samuel lui parlent de la Maison Marou en devenir, Stéphanie est partante. Elle devient la créatrice des pâtisseries proposées dans la boutique. « Ils voulaient une gamme simple qui conserve le goût Marou, en y ajoutant une touche vietnamienne. Je n’ai pas réinventé la crème pâtissière! J’ai créé à partir de ce qui existe. » Et ça donne un banh mi au chocolat (!), un éclair succulent, un cheese cake, un cookie ou un brownie délicieux. Ou encore une petite fleur de café dont la verrine, elle-même, est en chocolat…

L’ouverture de la boutique est aussi l’occasion de proposer de nouvelles gammes de tablettes: chocolat aux éclats de gingembre, au piment, au lait de coco ou encore une feuillantine. Et comme d’habitude, le design des emballages est parfait. La boucle est bouclée.

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