L’immeuble RuNam

Après le café RuNam, voici l’immeuble RuNam dans lequel vous pourrez non seulement aller boire un café chic, mais aussi désormais, goûter à la cuisine de rue (mais pas dans la rue…) et shopper de beaux accessoires ou des vêtements de créateurs au dernier étage.

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Les café RuNam, j’en ai déjà parlé. Ce sont des lieux à la déco très soignée et chic. On aime ou on n’aime pas le concept mais je trouve que c’est particulièrement réussi.

Il y a désormais dans cet immeuble de la rue Phan Boi Chau, face au marché de Ben Thanh, le Cho An, un restaurant qui a pour objectif de faire goûter la cuisine de rue dans un lieu qui ne l’est pas. En fait, il s’adresse aux touristes qui n’osent pas tester cette cuisine sur un trottoir mais qui veulent tout de même goûter les plats simples et traditionnels du Vietnam. Il s’adresse aussi et surtout aux Vietnamiens qui travaillent dans ce quartier et qui veulent déjeuner simplement entre collègues. D’ailleurs, quand j’y étais, il y avait de grandes tablées de collègues vietnamiens et une famille vietnamienne avec enfants et petits-enfants (qui sont en vacances d’été en ce moment).

 

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Comme d’autres avant eux, les propriétaires ont repris l’idée de la petite cuisine ambulante que l’on voit partout dans la rue, poussée par une Vietnamienne qui propose une spécialité et une seule. Voire deux, à la rigueur. Il y a donc quelques « stands » qui, là servent un bún thịt nướng chả giò , là, un phở, là une salade au poulet et pomelo ( gỏi gà), là encore toutes sortes de bánh (du centre Vietnam)

 

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A ce jeu-là, quand même, le Nha Hang Ngon est le meilleur. Je n’ai pas parlé de ce restaurant dans mon blog car il est une institution ici et n’a nul besoin de moi pour se faire connaître. Mais je le recommande chaudement. Situé dans une ancienne maison coloniale, entièrement rénovée dernièrement, il propose aussi une très bonne cuisine vietnamienne mais aussi toute une variété de cuisine asiatique (japonaise, coréenne, thaï etc). Un must try... Je ne saurais choisir entre le banh chuoi du Cho An ou celui du Nha Hang Ngon. C’est un gâteau à la banane cuit à l’étouffée dans une feuille de bananier et nappé de crème de coco.

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Le restaurant Nha Hang Ngon

Au dernier étage de l’immeuble, vous trouverez un joli concept store, le Gà ô. L’idée du propriétaire est de proposer des vêtements et des accessoires de grande qualité, fabriqués au Vietnam. Des ao daï (vêtement traditionnel de la femme vietnamienne) de Hoang Thi à la collection masculine de Moi Dien, en passant par les accessoires en cuir de Cao Cuero et les robes légères et féminines de la designeuse Lam, la boutique offre un large choix de très beaux produits. La décoration contemporaine fait de l’endroit, lumineux et sobre, un lieu agréable. Voici les marques que vous pourrez y trouver:

Gà Ô, Áo Dài Hoàng Thị, Authentique, Cao Cuero, Eugenie Darge, Khế, Ladan, Moi Dien, Nha Xinh, Phi Pham, Tim Tay, Toongteeng by Fank, Sir Tailor, Runam Art, Lam Boutique.

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RuNam Tower, 40-42 Pham Boi Chau, district de Ben Thanh. Cho An au 3e étage. Gà ô au 7e étage (de 10 h à 2O h). Et le RuNam café au rez-de-chaussée.

Belgo: l’esprit belge à Saigon

La Belgique a désormais son espace à elle, à Hô Chi Minh Ville. Si vous voulez déguster une bonne bière belge dans un endroit où la culture, l’humour et la convivialité ne font qu’un, allez faire un tour du côté de Da Kao, au restaurant -pub Belgo. Vous serez séduit par l’esprit attachant et moderne du lieu. C’est toute l’âme belge qui s’en dégage… Rencontre avec Gauthier Lagasse, le directeur et co-fondateur de Belgo.

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« Je suis fier de la Belgique, de ce petit pays dont on se moque souvent. Nous portons en nous une identité forte et multiculturelle. »

Gauthier Lagasse est intarissable sur tout ce qui fait « l’âme belge ». Ce jeune entrepreneur, un temps passé par l’import-export de grandes marques au Vietnam, est aujourd’hui à la tête de Belgo, un pub-restaurant dans le quartier sympa de Da Kao (1).

A l’origine de Belgo, ouvert en novembre 2016, est apparue l’idée qu’il y avait à Saigon un grand marché de la bière mais peu de types de bières; la plupart étaient blondes, ce qu’on appelle les Pilsner. « De là est née l’envie de  de fabriquer de la bière belge au Vietnam. Nous avons donc monté une brasserie dans la banlieue de Saigon, sous la direction d’un brasseur belge et où nous fabriquons de l’authentique bière belge avec des ingrédients belges. Nous devrions la proposer d’ici 3 mois uniquement à Belgo pour commencer. L’idée étant d’avoir une bière blonde, une brune et une ambrée. »

Le marché de la bière au Vietnam s’est fortement développé ces dernières années. Les Vietnamiens sont des grands consommateurs mais n’avaient le choix qu’entre très peu de marques. Ici, la carte propose 30 variétés, toutes importées. Les Vietnamiens découvrent, par exemple, les bières trappistes et leur histoire… Car chaque breuvage a son histoire, souvent ancienne.

Ici, vous trouverez des frites bien sûr, mais aussi des flammekueche (délicieuses), des moules-frites (de Quy Nhon, sur la côte vietnamienne), des spécialités belges mais aussi quelques plats vietnamiens et des desserts excellents comme les gaufres ou encore des nems au chocolat et un fameux fondant au chocolat… belge.

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Le chanteur Stromae a toute sa place au Belgo.
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Rien n’est laissé au hasard côté déco. Les chapeaux melon? On peut y voir l’ombre des  jumeaux Dupont et Dupond dans Tintin

Derrière le design intérieur et l’architecture du lieu où dominent le métal et le bois se cachent les architectes de T3 architecture Asia: ambiance industrielle et contemporaine, grandes tablées, magnifiques comptoirs dans un écrin de briques rouges. A cela s’ajoute une touche artistique séduisante. A travers les oeuvres du français Mathias d’abord,  qui a repris des photos d’artistes, d’intellectuels ou de symboles belges en y ajoutant le détail humoristique et symbolique adéquat. Mais aussi à travers l’oeuvre impressionnante du graffeur Suby One: cette moto en apesanteur dans le ciel de Belgo où l’on devine aussi les nuages de Magritte. Des références culturelles parfaitement choisies.

« La Belgique, c’est un choc culturel où le surréalisme n’est jamais bien loin, sous une épaisse couche d’humour. Le sens de l’auto-dérision devait être présent ici aussi. « 

 

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Benoît Poelvoorde, devenu incontournable.

Voici un lieu où « la culture et l’esprit belges » sont partagés. Vous pourrez y lire des bandes dessinées notamment. Et assister au festival de la bière belge les 21 et 22 avril 2017. Gauthier souhaite également organiser des discussions autour de thèmes culturels, économiques… Et puis, pourquoi pas un jour, y voir se dérouler un festival de la bande dessinée? Un lieu au fort potentiel. A suivre.

 

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« Il n’y a pas de meilleur moyen pour comprendre la Belgique qu’en buvant une de ses bières. »
(1) Gauthier Lagasse a fondé Belgo avec son partenaire François Schwennicke.

Le Thao Dien Coffee

Le Thao Dien Coffee est un petit café-restaurant plein de charme dans le quartier de Thao Dien, district 2. Tout y est soigné: de la décoration intérieure ou extérieure à la vaisselle japonaise en passant par la qualité de la nourriture. 

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Le Thao Dien Coffee est tenu par une Japonaise et les goûts s’en ressentent. Dans la décoration d’abord, tout en sobriété avec quelques touches de couleur au milieu de tons neutres.

Et un espace extérieur parfaitement conçu où il est bon de s’installer en fin de journée pour prendre un verre, quand la chaleur se fait moins sentir. Dans une atmosphère tropicale qui allie l’abondance des plantes et l’élément eau, vous pourrez vous poser entre amis à l’arrière du restaurant, pour un vrai moment de calme.

La cuisine est un mélange de saveurs qui allie à la fois des influences japonaises et occidentales et propose beaucoup de plats végétariens. Si vous optez pour une entrée, vous aurez le choix entre la soupe carottes-tomates, le thon mariné assaisonné d’une vinaigrette au wasabi, de délicieux rouleaux japonais frits accompagnés d’une sauce à la citronnelle ou encore la salade de pamplemousse aux noix de cajou. Ensuite, vous opterez pour un choix de sandwich/tartines (je vous recommande les tartines chaudes au potiron et crème de lentille à la noix de coco) ou pour un plat principal comme le risotto de fruits de mer, les Teriyaki d’aubergines aux feuilles vertes de shiso ou le curry népalais et son riz au curcuma. Tout cela pour des prix très raisonnables, de 3 euros à 5-6 euros.

A moins que vous ne préfériez juste prendre une bière ou un verre de vin sur la terrasse…

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PI bistro for vegan

Je vous voir venir… Encore un restaurant végétarien? C’est qu’il en existe beaucoup à Hô Chi Minh Ville. Et qu’en plus, personnellement, je mange de moins en moins de viande. Par goût et aussi sans doute parce que j’ai trop lu la presse vietnamienne et les scandales alimentaires qui y sont régulièrement relatés! Mes amis saigonais me diront que les légumes ne sont pas à l’abri de ces désagréments. Mais des légumes, ça se lave.

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Le PI Bistro vegetarian est vraiment bon et m’a fait découvrir des plats et des ingrédients comme le tempeh (un aliment fermenté à partir de graines de soja) que je ne connaissais pas et qui est, semble-t-il, assez répandu en Asie du Sud-est. Je l’ai goûté en salade avec des légumes servis en fines lamelles et une sauce dont je ne saurais vous donner la composition mais c’était délicieux.

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La salle est tout en longueur et peut accueillir beaucoup de clients, avec, en prime, une terrasse qui doit être bien agréable le soir. La décoration est assez sobre avec bancs et chaises en bois sombre vintage, un esprit tropical sympathique et quelques textiles de l’ethnie hmong suspendus aux murs. Le lieu est situé non loin du Musée des souvenirs de guerre. Et donc tout près d’un autre restaurant végétarien, très réputé celui-ci, le … hum restaurant. Je n’en ai pas parlé dans ce blog parce qu’il est très connu mais c’est un endroit incontournable avec deux adresses superbes.

 

Vous trouverez donc un large choix de plats végétariens, allant du curry au potiron en passant par les différents rouleaux de printemps, le riz frit à l’ananas, les aubergines grillées en salade, des plats de tofu sauté ou frit, dont le délicieux tofu à la citronnelle… Inutile de vous préciser qu’il existe aussi un large choix de boissons healthy dont toutes les vertus sont énumérées sur la carte. Au cas où…

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Dans la même rue, sur Vo Van Tan, vous trouverez le petit frère du PI Bistro, le Prem Bistro and cafe, plus petit mais non moins sympathique.

Le traditionnel Ut Lanh cà phê

C’est en lisant le magazine Word que j’ai découvert le Ut Lanh café. Un endroit un peu atypique à Pham Gu Lao. Il m’a d’ailleurs réconciliée avec le quartier des backpackers que je ne fréquentais plus vraiment après avoir travaillé sur l’exploitation sexuelle à Saigon… Il se trouve dans la hem 283, une ruelle où se côtoient petits hôtels bon marché et agences de voyage. Alors que les Starbucks et autres chaînes de cafés à l’américaine s’installent progressivement mais sûrement dans la ville, le Ut Lanh pourrait faire figure d’exception. « Pourrait » car en vérité, des cafés traditionnels vietnamiens, il y en a encore beaucoup ! Mais plus vraiment dans les quartiers fréquentés par les étrangers.

C’est évidemment la décoration vintage qui séduit de suite et le soin apporté à l’agencement de tout ce qui figure dans ce minuscule espace. Trois ou quatre tables en bois, un lit traditionnel qui se transforme en table commune, deux appliques vintage et deux vieux ventilateurs aux pales usées. J’entends d’ici ma fille me dire que je n’aime que les vieilles choses. Moi et mon compagnon lui répondons  « pas les vieilles choses, mais celles qui sont solides et vraiment utiles ».

 

Le jour où je suis allée prendre un caphê sua dà, j’ai rencontré Yen et Thao, les deux co-fondatrices du lieu. Elles n’ont pas voulu que je les filme ni que je les photographie. Un mélange de discrétion et de timidité. Elles avaient une idée très précise de ce qu’elles voulaient faire de cette petite maison vieille de 100 ans, m’a confié Yen, 24 ans. Et elles ont parfaitement réussi.

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« Nous cherchions un endroit depuis un an et nous sommes tombées sur cette maison, qui était plus grande avant la guerre mais qui a été divisée en deux ou trois parties, comme beaucoup d’autres. » 

Quand vous entrez ici, vous avez le sentiment de revenir en arrière et de retrouver l’ancienne Saigon. Nous voulions créé un café traditionnel vietnamien et en faire un home sweet home. A l’étage, il y a un bureau et un ancien lit transformé en table commune. Comme il en existe encore dans les campagnes.

Ici, pas d’espresso ou de cappucino. Et pas de wifi non plus, ce qui semble incroyable à Hô Chi Minh Ville où le moindre petit espace commercial dispose de la wifi. Et sur la carte, il est écrit que la direction vous remettra 5000 VND si vous coupez votre téléphone! « Je comprends qu’on puisse avoir besoin de la wifi pour travailler avec son ordinateur ou envoyer des messages. Mais ce ne sera pas ici, poursuit Yen. Nous voulons que chacun vienne pour se relaxer, faire une pause en écoutant de la musique. On ne fait que passer alors pourvu que ce soit pour se sentir bien. » 

Yen me tend les journaux vietnamiens sur la table devant moi. « Avant, on venait au café pour lire le journal, discuter et se détendre. C’est comme cela que nous concevons le Ut Lanh. » Elle poursuit:

Le Vietnam a une histoire et un passé riches. Nous devons apprendre à conserver ces traditions culturelles qui nous unissent.

Et pour couronner le tout, on peut aussi venir y déjeuner d’un set menu unique qui varie chaque jour, à 55 000 VND, sauf le week-end. Pour vous rafraîchir, vous ne trouverez que des boissons traditionnelles comme le jus de citron au lait que l’on boit plutôt à Hué.

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Déjeuner végétarien au Bông Sung

Le Bông Sung, c’est mon compagnon qui l’a trouvé. Tout aussi curieux que moi, il a juste levé les yeux et découvert ce petit bijou au 86 rue Nguyen Du. Comme souvent, vous rentrez dans une petite cour intérieure, vous prenez l’escalier sur votre gauche et vous arrivez dans ce petit restaurant vietnamien où domine le violet, symbole de la spiritualité et de la méditation que l’on retrouve notamment dans la fleur de lotus. Un bouddha vous accueille à l’entrée du restaurant ainsi qu’un tableau des rêves. A vous d’y inscrire les vôtres.

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Il faut accepter de renoncer à la viande le temps d’un repas qui peut s’avérer très copieux tant les plats sont conséquents. Et délicieux. L’endroit est simple mais décoré avec goût. Ce dimanche là, nous y avons croisé des familles qui aiment s’y attarder.

La carte est impressionnante et tous les plats sont végétariens. Nous avons choisi une soupe de curry de légumes, du tofu frit à la noix de coco et une salade thaï à la papaye. Les enfants ont opté pour une soupe de potiron aux tranches de pain aillé et les éternels gỏi cuốn (rouleaux de printemps) de ma fille. Tout cela accompagné de délicieux jus de fruits frais. Et toujours cette touche de couleur violette sur les sets de table jusque dans la vaisselle. Pour finir, la serveuse nous a apporté des fruits de la passion coupés en deux, à déguster nature.

Malgré la pluie omniprésente en ce moment à Saigon, nous avons choisi de nous installer sur la petite terrasse couverte qui donne sur la rue Nguyen Du, à deux pas de la cathédrale Notre-Dame et de la Poste centrale. Venir ici le soir doit être encore plus agréable, accoudé au bar, juste au-dessus du ballet joyeux et incessant des Vietnamiens, à pied, à moto ou à vélo.

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Au bout de l’impasse…

Parce que l’art de vivre se décline au pluriel, parlons ici cuisine et mode. 

Bep Me In est un nouveau venu à Hô Chi Minh Ville.  Le restaurant est tenu par un Français qui est aussi le propriétaire du Quan Ut Ut, un barbecue américain qui fait d’excellents burgers et des viandes grillées délicieuses.

L’emplacement est idéal pour les touristes qui font leur shopping au marché de Ben Thanh. Bep Me In se trouve derrière le marché au 136/9 + 10, Lê Thánh Tôn dans le District 1. Il faut s’engouffrer dans une petite impasse sous un porche pour aboutir à une allée abritant également deux autres restaurants dont un spécialisé dans la cuisine de Hué. Entre-temps, vous n’aurez pas manqué d’être interpellé une dizaine de fois par des jeunes femmes qui vous proposeront une manucure, une pédicure, un shampoing ou juste un massage sous ce fameux porche où elles ont installé leur salon respectif et…minuscule. Au Vietnam, le moindre espace est utilisé à bon escient.

L’objectif est de proposer une cuisine familiale vietnamienne. La carte n’est pas exhaustive mais les produits sont frais, cuisinés sur place… Comme à la maison. Au rez-de-chaussée, le propriétaire a souhaité recréer l’ambiance d’un restaurant de rue populaire où l’on mange assis sur de petits tabourets bleus et rouges.

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A l’étage, changement de décor. La déco fait davantage penser à un restaurant vietnamien traditionnel. Joli, simple mais efficace.

Dans l’assiette, vous découvrirez, si vous ne les connaissez pas encore, des plats traditionnels vietnamiens comme le bành xèo (crêpe vietnamienne du delta du Mékong), le bun thit nu’ong chià gio (nouilles de riz avec des nems et des herbes aromatiques), des brochettes aux crevettes (un must try)  mais aussi un délicieux riz gluant à la mangue ou un flan coco non moins savoureux. Le midi, vous pouvez choisir la formule déjeuner servie entre 11 h et 14 h avec le traditionnel bouillon de légumes, une viande grillée, un bol de riz, les légumes du jour et un fruit. Sans oublier le thé glacé.

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Ne manquez pas de jeter un coup d’oeil dans le magasin de vêtements et accessoires vintage, Mayhemsaigon, très fréquenté par les jeunes Saigonais, qui se trouve au fond de l’allée, premier étage, au bout d’un escalier ancien. Oui, on a le sentiment d’entrer dans un appartement privé mais non. Et on y trouve des trésors… Pour vous en convaincre, jetez un oeil au compte Instagram de Mayhem. La plupart des fripes sont importées du Japon où les friperies sont très présentes en ville.

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Mayhem©Anyarena

L’Angfarm Buffet

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L’Angfarm est un concept de restaurant qui vient de Dalat, une ville des hauts plateaux du Vietnam, connue pour son climat tempéré et… ses fruits et légumes. L’idée est de proposer un buffet pour 88 000 VND et ça vaut vraiment le coup: soupes, plats chauds de viande, de poissons, de riz, légumes (patates douces et maïs lorsque j’y étais), fruits frais, glaces, fruits secs et biscuits, tout un choix de thés, une machine à café espresso en libre service… Tout cela dans une même endroit et à ce prix-là, c’est  assez rare à Hô Chi Minh Ville. Il faudra sortir des sentiers battus et du traditionnel district 1. L’Angfarm se trouve au 771 Tran Hung Dao, dans le district 5, à mi-distance du marché Ben Thanh et du quartier chinois de Cholon. Les familles sont les bienvenues puisqu’un espace jeux est dédié aux enfants. Autant vous dire que l’endroit était très fréquenté lorsque j’y suis allée, en semaine.

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L’Angfarm fonctionne aussi sur l’idée du concept-store puisqu’il y a un magasin au rez-de-chaussée qui vend des fruits et légumes, mais surtout toutes sortes de thés, des confitures, du miel, des fruits secs… estampillés bio pour certains produits. Au Vietnam, le bio est rare. Et parfois ce qui est indiqué bio ne l’est pas vraiment. Tout au plus est-ce « naturel ». Mais j’ai goûté les confitures de framboises et de mûres et elles sont excellentes. Vous pouvez aussi acheter des coffrets cadeaux, notamment ceux qui proposent un assortiment de thés. Même le packaging est sympa.

 

Le Spice Cà phê

 

Le Spice Cà phê est très bien situé, à l’angle de la rue Tôn Thât Thiep et de la rue Pasteur, en plein centre-ville dans le district 1. Il n’est pas bien grand et les tables sont vite occupées à l’heure du déjeuner. Car l’endroit est joli et on y mange vietnamien pour un prix très raisonnable.

 

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Si je suis pressée, je prends un banh mi au porc grillé. Et si j’ai décidé d’être gourmande, je prends un mango sticky rice (riz collant à la mangue et au lait de coco). Ils sont vraiment bons et copieux. Mais vous pouvez aussi choisir le set lunch qui comprend la soupe du jour, un plat de légumes, votre choix de plat principal (ici, un riz sauté aux fruits de mer) et un thé chaud. Tous les plats sont entre 50 000 VND et 90 000 VND (soit entre 2 euros et moins de 4 euros). Par contre, si vous souhaitez prendre un café, je vous recommande d’éviter l’espresso vraiment très fort. Mieux vaut opter pour le càphê sua dà (café vietnamien froid au lait concentré sucré) ou le càphê dà (le même sans lait).

Juste à côté du Spice Cà phê se trouve la boutique Saigon Kitsch, où vous trouverez des idées cadeaux sympas et pas très cher. Du sac en toile recyclée aux petits carnets d’écriture, en passant par des housses de coussins, de la vaisselle en bambou aux couleurs vives, des pochettes, du linge de maison, des reproductions d’anciennes affiches de propagande vietnamiennes… C’est une boutique qui vaut le détour, très fréquentée par les touristes et les expatriés.

Padma de Fleur

 

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Padma de Fleur est un lieu peu banal. C’est avant tout un magasin de fleurs. Mais à l’heure du déjeuner, l’endroit se transforme en restaurant et dispose de peu de tables. Mieux vaut réserver. Car il règne ici une atmosphère extrêmement paisible qu’il faut préserver. Où que vous soyez, votre regard sera immanquablement attiré par un magnifique bouquet de fleurs fraîches ou une composition simple et délicate. Toujours très colorée. C’est dans une rue peu fréquentée du district 1 qu’il faut se rendre. A l’intérieur d’une ancienne petite maison saïgonnaise, la maîtresse des lieux, Quynh Anh, a tenu à conserver les murs tels qu’ils étaient, recouverts de cette peinture à la chaux bleue si emblématique au Vietnam. Quitte à garder leurs meurtrissures dans un esprit de conservation ultime. Quitte à laisser le visiteur imaginer librement ce qu’a pu être un tel endroit avant.

 

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Côté goût, il faut se laisser surprendre. Car il n’y a qu’un menu unique, qui change tous les jours. Ce jour-là, j’ai eu droit à une soupe de légumes aux herbes et au bouillon délicieux, des cuisses de poulet bien relevées, du riz bien sûr, une salade de champignons noirs et pour finir, un chè, ce dessert typiquement vietnamien aux graines de lotus baignées dans un sirop glacé.

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Et ce jour-là, j’étais en avance. Le moment et l’envie ont créé une jolie rencontre avec celle qui m’est apparue comme un personnage hors norme, ici, au Vietnam. Quynh Anh, toute menue dans sa robe noire, semble aussi légère qu’un pétale de rose. Elle ne se départit jamais de son sourire ou si peu. Elle fume. Ce qui est très rare pour une femme à Saïgon, plus commun à Hanoï. Elle a les cheveux courts mais je devine qu’elle les a coupés il y a bien longtemps, bien avant que la mode n’apparaisse ici chez les jeunes Vietnamiennes. Car de ce petit bout de femme s’échappe un esprit de liberté incroyable. Quynh Anh est née à Hanoï. Elle est arrivée ici avec ses parents à l’âge de trois ans. Elle m’explique qu’elle travaillait dans la publicité. Et qu’elle en a eu assez de sa vie stressante, dans une société où l’argent tenait une place importante. Elle a ouvert un premier Padma de Fleur en 2007 après avoir quitté son métier. Mais ça n’a pas marché. Quynh Anh s’est laissée porter. On devine que ses nuits étaient, alors, plus longues que ses jours. A ce moment-là de notre conversation, son visage s’assombrit. Le temps d’une seconde. Et s’émerveille de nouveau lorsqu’elle raconte: « J’étais assise à un café dans la rue, près de la cathédrale, je regardais le mouvement autour de moi. Un ami que je n’avais pas vu depuis longtemps me voit et me demande ce que je deviens. Que lui répondre? Il m’a mise en relation avec l’association Saigon Children Charity. Là, les adolescents ont appris à faire des bouquets. Je les ai formés et je les ai tous pris dans mon équipe. » La suite, c’est la renaissance d’un Padma de Fleur en 2011. Cette fois-ci était la bonne. Un des adolescents s’est révélé talentueux. Il est aujourd’hui « flower designer » et travaille avec Quynh Anh qui participe à la décoration lors de shooting ou d’événements mondains.

Aujourd’hui Quynh Anh semble avoir trouvé l’endroit qu’elle cherchait. Celui qu’elle s’est construit elle-même. « C’est important d’être dans un environnement où on se sent bien. Libre. Je souhaite que tous ceux qui viennent ici puissent trouver un moment de quiétude. La vie est stressante, tout va très vite. Ici, ils n’ont pas besoin d’être quelqu’un d’autre. Ils sont juste eux-mêmes. » A l’image de Quynh Anh.

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