The Vintage Emporium

C’est un petit café repéré il y a longtemps déjà. Situé dans un quartier que j’affectionne particulièrement, Da Kao, à la limite du district 1 et du district 3 et à quelques mètres du Decibel Lounge, un des lieux culturels les plus dynamiques de la ville. A quelques pas de là également, au-delà du boulevard Dien Bien Phu, se trouve la pagode de l’Empereur de Jade, une pagode taoïste et bouddhiste construite par les Chinois en 1909. Connue également sous le nom de la pagode des tortues car on y trouve un bassin extérieur avec une multitude de tortues… qui plaît beaucoup aux enfants.

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The Vintage Emporium a tout d’un endroit agréable peu fréquenté à la déco alliant esprit vintage et mobilier plus design. On peut y boire un bon café ou un jus de fruits frais et déjeuner sur le pouce. La carte est très simple, quelques plats occidentaux dont un très bon poulet tikka en salade ou en sandwich, des plats vietnamiens… le tout en formule lunch avec une boisson et un café vietnamien pour environ 4 euros. Ce jour-là, il n’y avait qu’un dessert sur la carte, une panna cotta  au coulis de fruits de la passion. Excellente. Rien à ajouter.

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Padma de Fleur

 

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Padma de Fleur est un lieu peu banal. C’est avant tout un magasin de fleurs. Mais à l’heure du déjeuner, l’endroit se transforme en restaurant et dispose de peu de tables. Mieux vaut réserver. Car il règne ici une atmosphère extrêmement paisible qu’il faut préserver. Où que vous soyez, votre regard sera immanquablement attiré par un magnifique bouquet de fleurs fraîches ou une composition simple et délicate. Toujours très colorée. C’est dans une rue peu fréquentée du district 1 qu’il faut se rendre. A l’intérieur d’une ancienne petite maison saïgonnaise, la maîtresse des lieux, Quynh Anh, a tenu à conserver les murs tels qu’ils étaient, recouverts de cette peinture à la chaux bleue si emblématique au Vietnam. Quitte à garder leurs meurtrissures dans un esprit de conservation ultime. Quitte à laisser le visiteur imaginer librement ce qu’a pu être un tel endroit avant.

 

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Côté goût, il faut se laisser surprendre. Car il n’y a qu’un menu unique, qui change tous les jours. Ce jour-là, j’ai eu droit à une soupe de légumes aux herbes et au bouillon délicieux, des cuisses de poulet bien relevées, du riz bien sûr, une salade de champignons noirs et pour finir, un chè, ce dessert typiquement vietnamien aux graines de lotus baignées dans un sirop glacé.

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Et ce jour-là, j’étais en avance. Le moment et l’envie ont créé une jolie rencontre avec celle qui m’est apparue comme un personnage hors norme, ici, au Vietnam. Quynh Anh, toute menue dans sa robe noire, semble aussi légère qu’un pétale de rose. Elle ne se départit jamais de son sourire ou si peu. Elle fume. Ce qui est très rare pour une femme à Saïgon, plus commun à Hanoï. Elle a les cheveux courts mais je devine qu’elle les a coupés il y a bien longtemps, bien avant que la mode n’apparaisse ici chez les jeunes Vietnamiennes. Car de ce petit bout de femme s’échappe un esprit de liberté incroyable. Quynh Anh est née à Hanoï. Elle est arrivée ici avec ses parents à l’âge de trois ans. Elle m’explique qu’elle travaillait dans la publicité. Et qu’elle en a eu assez de sa vie stressante, dans une société où l’argent tenait une place importante. Elle a ouvert un premier Padma de Fleur en 2007 après avoir quitté son métier. Mais ça n’a pas marché. Quynh Anh s’est laissée porter. On devine que ses nuits étaient, alors, plus longues que ses jours. A ce moment-là de notre conversation, son visage s’assombrit. Le temps d’une seconde. Et s’émerveille de nouveau lorsqu’elle raconte: « J’étais assise à un café dans la rue, près de la cathédrale, je regardais le mouvement autour de moi. Un ami que je n’avais pas vu depuis longtemps me voit et me demande ce que je deviens. Que lui répondre? Il m’a mise en relation avec l’association Saigon Children Charity. Là, les adolescents ont appris à faire des bouquets. Je les ai formés et je les ai tous pris dans mon équipe. » La suite, c’est la renaissance d’un Padma de Fleur en 2011. Cette fois-ci était la bonne. Un des adolescents s’est révélé talentueux. Il est aujourd’hui « flower designer » et travaille avec Quynh Anh qui participe à la décoration lors de shooting ou d’événements mondains.

Aujourd’hui Quynh Anh semble avoir trouvé l’endroit qu’elle cherchait. Celui qu’elle s’est construit elle-même. « C’est important d’être dans un environnement où on se sent bien. Libre. Je souhaite que tous ceux qui viennent ici puissent trouver un moment de quiétude. La vie est stressante, tout va très vite. Ici, ils n’ont pas besoin d’être quelqu’un d’autre. Ils sont juste eux-mêmes. » A l’image de Quynh Anh.

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Un déjeuner au An Café

 

 

Une fois n’est pas coutûme, direction le quartier des expatriés occidentaux, communément appelé Thao Dien, dans le district 2. Un endroit qui bouge pas mal en ce moment et où quelques petites adresses sympas commencent à apparaître ici et là. J’ai choisi le An Café, d’abord parce qu’il propose une cuisine vietnamienne à des prix très doux. Ensuite, parce que le lieu est un endroit extrêmement calme et paisible pour déjeuner ou prendre un café. Ils viennent tout juste d’agrandir le restaurant et la déco est vraiment réussie. On y mange des plats traditionnels vietnamiens, avec un twist moderne dans la présentation. Si vous prenez un bún thịt nướng chả giò, un bol de vermicelles de riz avec viande de porc grillée et nems, ils vous serviront les nems et le porc à part. C’est juste original mais au final, vous mélangerez tout parce que c’est comme ça qu’on mange un bún thịt nướng chả giò!

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Le menu propose également des gỏi cuốn tôm thịt, rouleaux de printemps aux crevettes et au porc, des bành xèo, crêpes vietnamiennes au porc et aux crevettes (que les Français décrivent plutôt comme une omelette), des salades (salade de papaye ou salade de mangue verte avec crevettes et porc), du riz au porc caramélisé, les traditionnels phở bò et phở gà (soupes de nouilles de riz dans un bouillon de boeuf ou de poulet au goût épicé d’anis étoilé, de cardamome, de cannelle et de gingembre, servies avec des condiments) et des plats exclusivement végétariens …

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Et puis il y a quelques desserts vietnamiens pour finir sur une note sucrée. J’aime  le gâteau à la banane (photo) qui peut être accompagné d’une boule de glace. Vous pourrez tester la pana cotta, le flan au caramel, le yaourt maison aux fruits frais ou le chè, un dessert typiquement vietnamien, qui peut se composer de riz gluant, de tapioca ou de haricots rouges, souvent généreusement arrosé de lait de coco. A Hô Chi Minh Ville, on le mange froid, voire glacé. A Hanoi, climat oblige, on le mange chaud en hiver.

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Le M2C café

 

 

Face au Musée des Vestiges de la guerre se trouve le M2C café, au 4 B Lê Quý Đôn, dans le district 3. C’est un endroit vraiment agréable pour prendre un café ou un jus de fruits après la visite du Musée qui peut s’avérer quelque peu éprouvante. Il y a, en fait, trois M2C cafés à Hô Chi Minh Ville. Tous les trois sont très sympas avec une atmosphère différente pour chacun. Cette adresse est la plus spacieuse et la plus lumineuse. Très verte aussi. Quand je suis dans ce quartier, je viens déjeuner ici parce qu’ils proposent un set lunch à moins de 70 000 VND (soit 3 euros) avec un plat (vietnamien ou occidental parmi les riz sautés aux fruits de mer, sautés de nouilles, poulets-riz sauce champignons, sandwichs au poulet etc), une soupe du jour aux légumes et une boisson au choix. Leur thé glacé est un délice. J’aime me poser devant la baie vitrée et regarder le spectacle de la rue en déjeunant. On peut aussi y trouver une petite carte de desserts, ce qui est plutôt rare dans un café-restaurant vietnamien. Essayer le mango pudding, le tiramisu ou la forêt noire si vous êtes en manque de dessert occidental! C’est à la fois un lieu moderne et coloré, où les Vietnamiens qui travaillent dans les bureaux aux alentours, viennent y déjeuner rapidement. Toujours connectés!

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Chez Như Lan

Như Lan, c’est une institution à Hô Chi Minh Ville. Employés de bureau, touristes, jeunes, moins jeunes, Vietnamiens, Viêt-Kieu, étrangers… Tout le monde vient au moins une fois chez Như Lan. Tables et chaises en métal, sans charme particulier mais ambiance sympathique d’un restaurant vietnamien ouvert sur la rue et la vie qui va avec. Facile à trouver puisqu’il est au pied de la tour Bitexco, la plus haute de la ville, il ne désemplit pas. Pour ma part, c’est un peu ma cantine. Quand je n’ai pas beaucoup de temps et que je suis dans le coin, je fais un saut chez Như Lan. C’est d’abord un restaurant où l’on trouve une trentaine de plats vietnamiens. Les guides touristiques vous diront tous de goûter le fameux bành mi au pâté ou porc grillé, le sandwich vietnamien très tendance dans certains restaurants d’Europe ou des Etats-Unis. Je confirme, il est bon. Mais c’est une vision bien restreinte de l’endroit qui propose bien plus.

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Je ne vous citerai pas tous les plats mais vous ne vous tromperez pas en commandant un bún bò xào (une salade de vermicelles de riz agrémentée de boeuf mariné et sauté, avec légumes en julienne, concombres, cacahuètes concassées et coriandre ou menthe).

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N’hésitez pas non plus à goûter les Gỏi cuốn (rouleaux de printemps), accompagnés d’une noix de coco ou d’un de leurs smoothies excellents (comme ici, à la fraise).

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Je prends aussi souvent la soupe de raviolis à la viande de porc et aux nouilles de riz (mì hoành thánh).

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Enfin Như Lan, c’est aussi un traiteur, une boulangerie, une pâtisserie, une confiserie… C’est ici que j’achète parfois mes yaourts et mes bánh flan (flans au caramel hérités de la colonisation française). Une adresse incontournable… au 50-64-68 rue Ham Nghi, Dist.1.

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Mountain Retreat

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Pour accéder à ce petit havre de paix, il faut prendre un peu de hauteur. Mountain retreat est un restaurant situé au 5e étage d’un vieil immeuble, 36 rue Lê Lợi. Prenez la ruelle jusqu’à une petite entrée donnant chez une couturière, au pied d’un escalier qu’il faut monter: il n’y a pas d’ascenseur bien sûr, les plus belles choses se méritent. Tout en haut, on accède à un restaurant aux murs en terre sèche, meubles en bois brut et terrasse à deux niveaux. En journée, vous n’accèderez qu’au premier niveau à l’abri du soleil éclatant. En soirée, c’est sans nul doute sur le toit terrasse qu’il faudra dîner ou prendre un verre. Eclairages délicats et petite brise bienfaitrice: c’est un petit plaisir de contempler la ville illuminée. On est loin des roofttops modernes et chics qui fleurissent à Saigon chaque année mais personnellement, c’est ce genre d’endroits agréables et plein de charme que j’apprécie le plus.

Et on y mange merveilleusement bien. Une cuisine mélangeant les influences de tout le Vietnam mais basée essentiellement sur les saveurs du sud. On y trouve notamment le bánh xèo, cette crêpe de farine de riz, curcuma (ou cumin) et lait de coco, garnie de porc, de crevettes et de pousses de soja, spécialité du delta du Mékong, qu’on déguste avec des herbes aromatiques. Je commande aussi souvent les chả giò végétariens, que l’on appelle « nems » en France et que l’on nomme d’ailleurs ainsi dans le nord du Vietnam. Au sud, on dit chả giò, sachez-le! Ma fille, elle, est fan des goi cuon thit nuong (rouleaux de printemps) et des bánh ướt cuốn thịt nướng, qui ressemblent aux précédents mais la crêpe blanche est beaucoup plus fine et se définit davantage comme un ravioli à la vapeur. Quant aux boissons, il est possible de se rafraîchir, comme partout au Vietnam, avec des jus de fruits et smoothies délicieux et pas chers du tout: fruits de la passion, bananes, pastèque etc Je prends pour ma part un jus de carotte, servi dans une jolie bouteille qui vous permet de remplir trois fois votre verre. Du coup, on prend le temps et on y reste un moment…

Pour ceux qui connaissent, Mountain Retreat est le petit (ou le grand) frère du restaurant Secret Garden, 158, rue Pasteur.

Un bún dans la rue

 

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Non, je ne vous dirai pas que vous trouverez ici le meilleur bún chả giò de la ville. Parce que des bún chả giò excellents, vous en trouverez un peu partout. C’est le propre de Saigon: la cuisine de rue est un « must try ». En Asie du sud-est, nulle doute que le Vietnam est une référence en matière de cuisine de rue, et particulièrement Hô Chi Minh Ville dont le dynamisme culinaire n’est plus à démontrer. Alors donc, le fameux bún chả giò, ce mélange de nouilles de riz, agrémenté de nems coupés (aux ciseaux!), de germes de soja, de tranches de concombre, de laitue et assaisonné de coriandre et saupoudré de cacahuètes. On y ajoute de la sauce nuoc mâm épicée. C’est un délice. Dans ce petit restaurant au 85 Nguyễn Du, on trouve aussi le bún thịt nướng (même chose sauf que les nems sont remplacés par du porc grillé), ou le bún thịt nướng chả giò (un mixte) ou encore le bún bò Huế qui est une soupe vietnamienne à base de vermicelles de riz, de porc et de boeuf, agrémentée de citronnelle, de coriandre et de ciboulette thaïe. On mange et on boit pour 2 euros. Ici, c’est tout petit. Cinq ou six petites tables et quelques chaises en plastique pour un déjeuner sur le pouce. Ce que j’aime ? Le côté éphémère de l’endroit. Avant 11h et après 13 h, personne. Personne non plus le soir, ni le week-end. Les trois femmes qui le tiennent, de la même famille, réservent ce bout de trottoir le temps de sustenter les Vietnamiens des bureaux alentour uniquement le midi en semaine. Puis disparaissent. Il faut y passer au bon moment!

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Loft café

 

 

Pour être heureux, restons cachés… Comme souvent, à Hô Chi Minh Ville, les plus chouettes endroits n’ont pas forcément pignon sur rue. Le Loft Café, comme beaucoup des cafés que j’aime, est destiné aux curieux qui s’aventurent dans les vieux immeubles de la ville. Sauf que celui-ci est en plein centre. Facile. Il faudra vous engouffrer à l’intérieur du 26 Ly Tu Trong, emprunter le vieil escalier défraîchi et monter au premier étage pour accéder à ce café (qui a par ailleurs une autre adresse au 95 rue Pasteur). Bien sûr, la déco industrielle n’est pas nouvelle. La tendance a essaimé un peu partout. Mais l’endroit est lumineux et agréable. L’immense horloge qui se devine derrière une grande vitre fonctionne réellement. Elle me fait penser à la scène d’anthologie où Harold Lloyd est suspendu aux aiguilles du temps dans le film muet Safety Last!

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Ici, on vient pour discuter ou travailler devant un café ou encore pour déjeuner. Des plats occidentaux (tout un choix de pâtes, viandes, salades et sandwiches) côtoient des plats vietnamiens pour un prix très raisonnable. Personnellement, j’opte souvent pour le côm chien haï san (riz sauté aux fruits de mer) ou le sandwich bacon, laitue, tomates et potiron rôti. Vous pourrez aussi choisir la soupe au potiron ou la minestrone, les calamars sauce aigre-douce ou les nouilles sautées aux légumes… Une bonne adresse toute simple en centre-ville.

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