Hô Chi Minh Ville

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Crédit Olivier Gloaguen

« Les nostalgiques du «Paris de l’Asie» devront s’y faire : Hô Chi Minh-Ville n’est plus Saigon, la perle coloniale de l’Extrême- Orient. Mais elle n’est plus non plus celle que le Nord-Vietnam considérait comme une «traîtresse » – pendant la guerre, le commandement américain y avait établi son siège – et qui fut soumise lors de la réunification du pays. Après d’intenses bombardements et le débarquement des chars des Viêt Công, en 1975, la métropole du Sud était dévastée. Elle fut rebaptisée, le 2 juillet 1976, «Thành phô Hô Chí Minh» (Hô Chi Minh-Ville) en hommage au fondateur du parti communiste vietnamien. Feue Saigon mettra deux décennies à renaître de ses cendres. Aujourd’hui, elle affiche un insolent dynamisme et assume sans vergogne son désir frénétique de consommer… en pleine république socialiste. L’âme du Vietnam moderne, c’est elle. » (Extrait de mon article paru dans Géo magazine en janvier 2015 : Hô Chi Minh Ville la magnétique)

Forte de ses 8 millions d’habitants (chiffre officiel en 2015 mais il est probable qu’il soit plutôt de près de 10 millions), la capitale économique du Vietnam se développe à un rythme soutenu. La plupart des multinationales, comme 75 % des entreprises françaises, l’ont choisie pour s’y implanter. Les gratte-ciels se multiplient, trop souvent au détriment du patrimoine architectural de l’ancienne Saigon. Une classe moyenne vietnamienne apparaît au sein d’une population urbaine de plus en plus consumériste. Tout le monde ne profite pas des fruits de la croissance et les inégalités se creusent à un rythme alarmant. Malgré cela, Hô Chi Minh Ville (dont la croissance annuelle avoisine les 9 %) ambitionne de figurer parmi les grandes métropoles d’Asie du Sud-Est, avec laquelle il faudra désormais compter.

 

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